23 juillet 2018

Versions félibréennes, du provençal au français

  Voici un curieux document qui s’inscrit dans la quasi institutionnalisation d’un félibrige littéraire aux débuts de la Troisième République. On peut lui appliquer deux grilles de lectures. Celle, d’une part, de l’apologie de la littérature félibréenne provençale, et, partant, de la langue qu’elle s’est fixée pour tâche de défendre et de promouvoir. Celle, d’autre part, d’un constat sur la situation linguistique dans la Provence d’alors : l’ouvrage s’adresse à des jeunes gens éduqués, ou en cours d’éducation, ce qui... [Lire la suite]
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23 juillet 2018

Macrocosme occitan et microcosme provençal - Paradoxe ?

En jetant un œil sur les billets de ce blog, je réalise combien « mon occitanisme », - toute révérence gardée à la fameuse unité de la langue d’oc (« une et diverse », et tout respect manifesté aux  publications d’Auvergne, Croissant, Dauphiné, Gascogne, Languedoc, Limousin, etc.) n’est pas moins enclos, et je crois que c’est le lot commun à beaucoup d’occitanistes, dans le parler et les productions du petit pays, de la région, de la zone dialectale. Je le constate sans regrets. Es ensin (e pas « en... [Lire la suite]
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22 juillet 2018

René Merle , Débats linguistiques actuels en Provence, "Lengas" 2013"

Le dernier numéro de Lengas Revue de sociolinguistique (2013 - daté de 2012) vient tout fraîchement de paraître. On y trouvera un riche dossier, objectif et mesuré, sur les aspects idéologiques des débats linguistiques actuels en Provence (James Costa, Daniele Dosseto, Médéric Gasquet-Cyrus, Philippe Martel)... et ailleurs (Corse, Costa-Rica, Valence). J'ai été très touché par le fait que ce numéro m'ait été dédié. En effet, et ce blog en témoigne dans sa partie archivistique, je me suis depuis longtemps attaché non... [Lire la suite]
22 juillet 2018

Fatigué/s ?

  Fatigué ? le mot était polysémique dans mon français populaire d'enfance, empreint de provençalismes. "Je suis fatigué" : on disait plutôt, dans l'exagération, "je suis crevé, j'en peux plus..." "Regarde moi cette bande de fatigués", autant dire ces fatigués de la jugeotte, ces types pas très intéressants" "Un gros fatigué", : un bon à rien, une chiffe molle... "il est bien fatigué", alors là ça craint, autant dire, mais justement on n'ose pas le dire : "il est très malade, il est foutu..." 
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