18 février 2015

Gelu, chansons de 1840

Voici un extrait de l'introduction du premier recueil de Gelu. La lamentation sur la fin de la langue, qui court en fait depuis le XVIe siècle, correspond bien ici à la donne nouvelle de la France moderne, et, même si le provençal de Marseille est demeuré relativement vivant une génération ou deux encore, le pessimisme de Gelu était bien fondé. "Ces chansons n’étaient point destinées à l‘impression, l’on s’en apercevra facilement en les lisant. Il a fallu des instances bien vives et bien souvent réitérées pour le déterminer à les... [Lire la suite]
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13 janvier 2015

Descaladaire ?

Le "descaladaire" est celui que dépave les rues, et, par extension, le barricadier, l'émeutier. La question m'a été posée plusieurs fois de l'engagement d'un journal marseillais ainsi intitulé en 1849. Feuille révolutionnaire ? Il n'en est vraiment rien, et l'initiateur de cette feuille fugace de divertissement, le "poète national" marseillais Pierre Bellot, ferme conservateur, n'employa le titre que par antiphrase opportuniste et ironique. Tout au plus le journal a son importance dans la mesure où il veut s'inscrire dans la lignée... [Lire la suite]
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15 octobre 2014

René Merle - La poésie provençale de Marseille (1800-1840) et le statut du réalisme.

Communication : “Victor Gelu et les poètes provençaux vers 1840 Le statut du réalisme”, Actes du colloque Victor Gelu, Marseille au 19e siècle, Université de Provence, 1986. Dans l’"Avant-propos" des Œuvres complètes de V.Gelu, en 1886, Mistral salue dans le poète de Marseille “un mâle de la race”, juste et puissante délégation de la parole d’une cité et d’un parler reçus comme masculins par nature. Comme si le Maître supposait d’évidence que la parole rhodanienne, la plus douce et la plus belle selon ses critères, était parole... [Lire la suite]