18 février 2015

Gelu, chansons de 1840

Voici un extrait de l'introduction du premier recueil de Gelu. La lamentation sur la fin de la langue, qui court en fait depuis le XVIe siècle, correspond bien ici à la donne nouvelle de la France moderne, et, même si le provençal de Marseille est demeuré relativement vivant une génération ou deux encore, le pessimisme de Gelu était bien fondé. "Ces chansons n’étaient point destinées à l‘impression, l’on s’en apercevra facilement en les lisant. Il a fallu des instances bien vives et bien souvent réitérées pour le déterminer à les... [Lire la suite]
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16 février 2015

1897 - La Lanterne, sur les Félibres

Dans la feuille parisienne La Lanterne – 10 août 1897, le critique et écrivain Jean Ajalbert [1863-1947], alors quelque peu libertaire (et boulangiste), et lui même d’origine méridionale, se moque gentiment des descentes estivales des Félibres de Paris sur le Midi, mais il s’interroge aussi sur la vitalité apparente du « vrai » mouvement, celui de la province, et sur son avenir. Variétés Ce qui distingue les félibres des pauvres gens franchimans, c’est une grande résistance à la chaleur. En effet, on peut se laisser... [Lire la suite]
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10 février 2015

Quelques données sur l’histoire des Alpes occitanes

- René Merle, Quelques données sur l’histoire des Alpes occitanes - Conférence publiée en brochure par l’Institut d’Études Occitanes 04-05, 1990. À l’occasion du Stage de langue et culture des Alpes occitanes, qui s’est tenu à Gap les 3, 4, et 5 septembre 1990, René Merle nous a fait l’amitié d’intervenir sur l’Histoire des Aloes occitanes. Qu’il soit remercié ici pour ce moment où il nous fit découvrir la richesse et la profondeur de nos racines sur lesquelles pourraient se bâtir la civilisation en devenir. 1 – En guise... [Lire la suite]
08 février 2015

Bertran de Born, "Be·m platz lo gais temps de pascor"...

Un petit clin d’œil à ceux qui ne voient dans la production poétique des troubadours que gent amour et dévotion à la Dame : un texte bien connu (mais toujours bon à rappeler) de Bertran de Born, (v. 1140 – v. 1215), qui nous renvoie à la brutalité guerrière exposée et revendiquée crûment par ce féodal de Salagnac (aujourdhui département de la Dordogne)Sur l’auteur, on se reportera notamment aux travaux de l’éminent spécialiste, le professeur Gérard Gouiran.Parmi les nombreuses traductions proposées, on trouvera ci-dessous celle... [Lire la suite]
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03 février 2015

Bibliothèque dauphinoise

Deux outils indispensables pour la connaissance des publications en francoprovençal et en langue d'oc du Dauphiné : http://www.bibliotheque-dauphinoise.com/index.html http://bibliotheque-dauphinoise.blogspot.fr  
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02 février 2015

Macrocosme occitan et microcosme provençal - Paradoxe ?

En jetant un œil sur les derniers billets de ce blog, je réalise combien « mon occitanisme », - toute révérence gardée à la fameuse unité de la langue d’oc (« une et diverse », et tout respect manifesté aux  publications d’Auvergne, Croissant, Dauphiné, Gascogne, Languedoc, Limousin, etc.) n’est pas moins enclos, et je crois que c’est le lot commun à beaucoup d’occitanistes, dans le parler et les productions du petit pays, de la région, de la zone dialectale. Je le constate sans regrets. Es ensin (e pas... [Lire la suite]
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01 février 2015

Presse varoise et provençal – Quid novi ?

Le Carillon, 16 janvier 1870 Quid novi > qué nòvi ! Bel exemple de latinisme dans notre provençal maritime populaire. Mais venons-en à la presse. Quand j’ai écrit Les Varois, la presse varoise et le provençal, en 1996, je ne disposais pas évidemment des trésors que nous offre progressivement Gallica. Et les collections toulonnaises dépareillées ne permettaient pas toujours d’avoir une vue complète sur des séries que la lenteur et la difficulté d’obtention de la B.N ne permettaient pas toujours de combler.Je signalais... [Lire la suite]
31 janvier 2015

Louis Jourdan, les deux Provences

Extrait de l'introduction de Jourdan à la Margarido de Marius Trussy (1861) (cf. articles précédents) : "Ce n’est pas, en effet, chose commune que la publication d’un poème en vers provençaux avec traduction française en regard. Cette innovation fut tentée, il y a quelques années, par un jeune poète d’Arles, Frédéric Mistral. Mireïo eut un succès retentissant, un succès légitime. Ce fut comme la révélation d’un monde inconnu ; et la presse entière, M. de Lamartine en tête, salua le hardi poète qui venait, dans une langue... [Lire la suite]
30 janvier 2015

Louis Jourdan et la poésie provençale - Margarido (2)

Voici la très significative introduction de Louis Jourdan au grand poème provençal de Marius Trussy, Margarido, publié en 1861 : "Je ne veux point analyser froidement et en vile prose ce poème que vous allez lire, que liront avec plaisir ceux-là même qui ne sont point familiarisés avec cette belle et harmonieuse langue provençale. Je préfère vous parler de cette langue elle-même, de cette glorieuse vaincue, destinée à mourir, et qui, avant de succomber, comme pour attester sa puissance, crée en quelques années deux grands poèmes,... [Lire la suite]
29 janvier 2015

Louis Jourdan et la poésie provençale. Margarido (1)

Dès la parution de Mirèio, en 1859, le journaliste Louis Jourdan avait donné son opinion sur la réalité et l'avenir de la poésie provençale. Toulonnais d'origine, et bon pratiquant du provençal (cf. sur ce blog l'usage politique qu'il en fit en 1847 à Toulon), le polygraphe Jourdan est alors fixé à Paris, où il est une figure de la presse moderne (républicain de cœur, saint simonien, il est lié au banquier Millaud, propriétaire du Petit Journal. Cf. articles précédents). Il est intéressant de connaître sa réaction à une œuvre... [Lire la suite]