03 septembre 2017

L'ouro d'espèr - Nouno Judlin

  L'ouro d'espèr   L'ouro d'espèr vai pica, en van la pos suplica, siés souleto, bèn souleto. Lou silènci es alentour, que te plouro un dòu d'amour. Siés souleto, bèn souleto, freirejant emé la mort, espampairis de bèus ort, e tant palo que siés talo qu'uno qu'à plus set de res. Inguènt, baume n'i'a plus ges que soulage lou sòuvage patimen de toun mau-cor. 'n'autro peno es en accord, 'me ta peno, e vous meno tòuti dous en rudo man. Quau saup, moun Dieu, se deman, en rajado benurado uno oufrèndo... [Lire la suite]
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21 juillet 2017

Versions félibréennes, du provençal au français

Voici un curieux document qui s’inscrit dans la quasi institutionnalisation d’un félibrige littéraire aux débuts de la Troisième République. On peut lui appliquer deux grilles de lectures. Celle, d’une part, de l’apologie de la littérature félibréenne provençale, et, partant, de la langue qu’elle s’est fixée pour tâche de défendre et de promouvoir. Celle, d’autre part, d’un constat sur la situation linguistique dans la Provence d’alors : l’ouvrage s’adresse à des jeunes gens éduqués, ou en cours d’éducation, ce qui supposer... [Lire la suite]
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18 mars 2015

Aubanel : A la Franço, nosto Patrìo

A LA FRANÇO, NOSTO PATRÌO !.. Le 24 octobre 1878, Aubanel prend la parole à l’assemblée des Cigaliers parisiens, un groupement de lettrés et d’artistes majoritairement républicains, dont beaucoup de gauche. Le Félibrige de Mistral et Roumanille a battu froid l’initiative. Il faut dire qu’en 1878, la vraie République vient à peine de s’affirmer, et que, dans les années précédentes, les instances dirigeantes du Félibrige se sont clairement marquées du côté des conservateurs et des royalistes au pouvoir. À son retour de Paris, Aubanel... [Lire la suite]
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16 mars 2015

Maurras sur Théodore Aubanel.

En 1889, le très jeune Charles Maurras (il était né en 1868) écrivait sur Théodore Aubanel, décédé en 1886, un article remarquable dans la Revue indépendante, n° 33, 34, 35, juillet-septembre 1889. En voici un extrait qui donnera sans doute envie de lire tout le texte. Cf. : http://maurras.net/textes/41.html « En 1852, dès la publication des premières poésies provençales, les noms de Roumanille, d'Aubanel et de Mistral s'étaient détachés en pleine clarté. C'étaient trois jeunes âmes très différentes : Mistral,... [Lire la suite]
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16 février 2015

1897 - La Lanterne, sur les Félibres

Dans la feuille parisienne La Lanterne – 10 août 1897, le critique et écrivain Jean Ajalbert [1863-1947], alors quelque peu libertaire (et boulangiste), et lui même d’origine méridionale, se moque gentiment des descentes estivales des Félibres de Paris sur le Midi, mais il s’interroge aussi sur la vitalité apparente du « vrai » mouvement, celui de la province, et sur son avenir. Variétés Ce qui distingue les félibres des pauvres gens franchimans, c’est une grande résistance à la chaleur. En effet, on peut se laisser... [Lire la suite]
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28 janvier 2015

Optimisme poétique félibréen

La série de critiques sur Calendau nous l'a montré : la presse française, quand elle parle de la poésie provençale (même en bien, cela lui arrive), ne cesse de la renvoyer à ses facilités patoisantes et/ou sa fermeture sur un dialecte. Et surtout, elle l'oppose aux magnifiques réussites de la poésie française, classique ou contemporaine. L'article publié hier en est un excellent exemple. Ce qui n'empêche pas les Félibres, tout au long des années 1860, de se griser de leurs envols poétiques, qu'ils opposent au tarissement supposé de la... [Lire la suite]

22 janvier 2015

Barjomau et les Félibres ! 1864

    Sous le Second Empire, regroupés autour du libraire-éditeur Féraud, les rimailleurs provençaux de Marseille visaient un public populaire dans leurs pièces de divertissement. Voici un exemple des amabilités que ces Troubaïres marseillais adressaient aux félibres, auxquels ils reprochaient une langue artificielle et un purisme élitiste. Barjomau (l'inspecteur des contribution indirectes Félix Peise) était alors un fer de lance de l'offensive anti-félibréenne. On lira sur ce blog (cf. Les Varois, la presse varoise et le... [Lire la suite]
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19 janvier 2015

Naissance du Félibrige

Abandonnant l'entreprise de Gaut, Roumanille, Mistral et cinq amis proches fondent le Félibrige à Avignon, en 1854. Dès 1855 les Félibres publiaient chez les frères Aubanel, à Avignon, leur Armana où ils annonçaient clairement la couleur, si l’on peut dire. En voici l’article inaugural, qui donne le ton de cette production qui se veut bonhomme et populaire, mais qui, de façon quelque peu codée, veut régler son compte au rassemblement tel que le concevait le Roumavagi et à ses conceptions graphiques : Pourtissoun Trop grata coui,... [Lire la suite]
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27 novembre 2014

Philippe Martel, Les Félibres et leur temps. Renaissance d’oc et opinion (1850-1914)

    Philippe Martel, Les Félibres et leur temps. Renaissance d’oc et opinion (1850-1914), Presses Universitaires de Bordeaux, 2010. Philippe Martel, professeur à l'université de Montpellier, propose ici la quintessence d’une thèse d’état fondamentale, déjà ancienne, mais le livre vient à son heure, au moment où un public plus large que celui des passionnés commence à s’interroger sur l’origine, la nature, les ambitions et les impasses du mouvement « renaissantiste » de langue d’Oc. Ce public y trouvera... [Lire la suite]
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22 octobre 2014

René Merle : "Révélations "identitaires" et provençalistes sur l'insurrection de 1851"

  Il est toujours sympathique de voir évoquer positivement l'insurrection républicaine de 1851, dont le rappel fait désormais consensus sur nos terres méridionales. Mais il est parfois surprenant de voir le traitement idéologique qu'elle subit. J'avoue que celui auquel, selon le journal La Provence (25 décembre 2011), s'est livré un responsable régional du Félibrige provençal, lors d'une conférence, m'a laissé pantois. Je lis en effet, sous le titre "La Coupo santo, symbole d'amitié", cette entame : "Le mouvement Félibrige est... [Lire la suite]
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