23 juillet 2018

Versions félibréennes, du provençal au français

  Voici un curieux document qui s’inscrit dans la quasi institutionnalisation d’un félibrige littéraire aux débuts de la Troisième République. On peut lui appliquer deux grilles de lectures. Celle, d’une part, de l’apologie de la littérature félibréenne provençale, et, partant, de la langue qu’elle s’est fixée pour tâche de défendre et de promouvoir. Celle, d’autre part, d’un constat sur la situation linguistique dans la Provence d’alors : l’ouvrage s’adresse à des jeunes gens éduqués, ou en cours d’éducation, ce qui... [Lire la suite]
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23 juillet 2018

Le Félibrige et le XVe corps

  Le Félibrige a soutenu à sa façon le mouvement qui secoua l’opinion publique provençale, au lendemain de la victoire de 1918, en faveur de la réhabilitation des soldats provençaux du XVe corps, accusés en août 1914 d’avoir lâchement cédé devant l’ennemi : « les troupes de l’aimable Provence ont été prises d’un subit affolement. L’aveu public de leur impardonnable faiblesse s’ajoutera à la rigueur des châtiments militaires. » (Le Matin, 24 août 1914). Voici par exemple, dans l’Armana prouvençau des félibres... [Lire la suite]
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23 juillet 2018

Naissance du Félibrige

Abandonnant l'entreprise de Gaut, Roumanille, Mistral et cinq amis proches fondent le Félibrige à Avignon, en 1854. Dès 1855 les Félibres publiaient chez les frères Aubanel, à Avignon, leur Armana où ils annonçaient clairement la couleur, si l’on peut dire. En voici l’article inaugural, qui donne le ton de cette production qui se veut bonhomme et populaire, mais qui, de façon quelque peu codée, veut régler son compte au rassemblement tel que le concevait le Roumavagi et à ses conceptions graphiques : Pourtissoun Trop grata coui,... [Lire la suite]
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23 juillet 2018

Mistral vu par André Chamson (1930)

En mai 1930, pour le centenaire de la naissance de Mistral, la Nouvelle Revue Française publiait un numéro spécial d’hommage (n°200). Numéro assez éclectique où, à côté de la prose de Maurras, on pouvait lire ce très bel article du jeune démocrate André Chamson [1900], dont la thématique ne coïncide pas avec l’habituelle antienne mistralienne : Affirmations sur Mistral T’apararen à boulet rouge…F.Mistral. Pour ramener la grandeur de Mistral à une valeur simple, il suffit de poser qu’il a transformé, par son œuvre, le sens du... [Lire la suite]
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23 juillet 2018

A propos de Mistral

  cf. : André CHAMSON, [] Revenons sur le beau texte du jeune André Chamson, qui fait naître l'engagement d'écriture de Mistral d'un environnement immédiat. Environnement humain avant d'être géographique : celui d'un monde rural traditionnel et pleinement vivant encore. Car, et c'est ce que je lis en filigrane dans le texte de Chamson, choisir de s'exprimer dans une langue, ("nosto lengo mespresado" qu'évoque Mistral dans l'entame de Mirèio) ne suffit pas pour devenir un créateur véritable. Encore faut-il un lien très... [Lire la suite]
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23 juillet 2018

1897 - La Lanterne, sur les Félibres

Dans la feuille parisienne La Lanterne – 10 août 1897, le critique et écrivain Jean Ajalbert [1863-1947], alors quelque peu libertaire (et boulangiste), et lui même d’origine méridionale, se moque gentiment des descentes estivales des Félibres de Paris sur le Midi, mais il s’interroge aussi sur la vitalité apparente du « vrai » mouvement, celui de la province, et sur son avenir. Variétés Ce qui distingue les félibres des pauvres gens franchimans, c’est une grande résistance à la chaleur. En effet, on peut se laisser... [Lire la suite]
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23 juillet 2018

Optimisme poétique félibréen

La série de critiques sur Calendau nous l'a montré : la presse française, quand elle parle de la poésie provençale (même en bien, cela lui arrive), ne cesse de la renvoyer à ses facilités patoisantes et/ou sa fermeture sur un dialecte. Et surtout, elle l'oppose aux magnifiques réussites de la poésie française, classique ou contemporaine. L'article publié hier en est un excellent exemple. Ce qui n'empêche pas les Félibres, tout au long des années 1860, de se griser de leurs envols poétiques, qu'ils opposent au tarissement supposé de la... [Lire la suite]
23 juillet 2018

Zola lit Calendal

Zola_lit_Calendal
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23 juillet 2018

Aubanel : A la Franço, nosto Patrìo

A LA FRANÇO, NOSTO PATRÌO !.. Le 24 octobre 1878, Aubanel prend la parole à l’assemblée des Cigaliers parisiens, un groupement de lettrés et d’artistes majoritairement républicains, dont beaucoup de gauche. Le Félibrige de Mistral et Roumanille a battu froid l’initiative. Il faut dire qu’en 1878, la vraie République vient à peine de s’affirmer, et que, dans les années précédentes, les instances dirigeantes du Félibrige se sont clairement marquées du côté des conservateurs et des royalistes au pouvoir. À son retour de Paris, Aubanel... [Lire la suite]
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23 juillet 2018

Maurras sur Théodore Aubanel.

En 1889, le très jeune Charles Maurras (il était né en 1868) écrivait sur Théodore Aubanel, décédé en 1886, un article remarquable dans la Revue indépendante, n° 33, 34, 35, juillet-septembre 1889. En voici un extrait qui donnera sans doute envie de lire tout le texte. Cf. : http://maurras.net/textes/41.html « En 1852, dès la publication des premières poésies provençales, les noms de Roumanille, d'Aubanel et de Mistral s'étaient détachés en pleine clarté. C'étaient trois jeunes âmes très différentes : Mistral,... [Lire la suite]
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