Alors que Gelu vilipende "le progrès" et se lamente devant l'énorme bouleversement occasionné par les innombrables grands travaux du nouveau Marseille - "Marseille n'est plus Marseille" -, Désanat est bien représentatif de cette acceptation réjouie de la modernité, qui est celle du Marseille commerçant et industriel. Un exemple entre cent : son salut aux chemins de fer, dans son hebdomadaire Lou Bouil-Abaïsso (1er février 1845). On n'y cherchera évidemment pas de la grande poésie. Il s'agit de toucher par l'information "normale" un public "normal", dont le provençal est encore la langue quotidienne.

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Le paradoxe de l'attitude de Désanat est dans sa confiance à faire vivre en normalité son provençal, alors que la modernité qu'il encense le condamne à mort.