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Ainsi je peux constater que le lectorat, ma foi fort honorable pour des sujets aussi pointus, est majoritairement français, mais avec un bon tiers d’Étasuniens et un éparpillement international. Je peux également constater que toutes les catégories sont bien fréquentées, hormis deux. La catégorie « Occitanisme » en effet n’attire presque pas les foules, preuve sans doute que le lectorat est en demande de documents mais ne se soucie pas vraiment de l’état de la Doctrine, et de son avenir, ou alors preuve que son opinion est déjà faite en la matière. Ce qui ne me chagrine pas outre mesure quand je constate l’état actuel du monde occitaniste politiquement militant (je ne parle ni des créateurs, ni des chercheurs, ni des « cultureux »), la dernière affaire des réactions à la décision de l’Ofici public de la Lenga  occitana m’en donne la preuve…

Mais mon narcissisme en prenait quand même un sacré coup devant le constat d’une absence absolue de fréquentation de la catégorie « Écriture personnelle », hormis le roman Le couteau sur la langue (mais il est écrit en français) et quelques modestes regards sur le théâtre. Ce que j’avais pu écrire en oc, quelques nouvelles et essentiellement des poésies, demeurait sans visiteurs. Preuve que si mon statut de fournisseur de documents était assuré, pour le meilleur de l’intérêt érudit et le pire du copier-coller pillard, mes épanchements poétiques n’intéressaient personne.

Et voilà qu’hier, Alleluia ! je vois qu’un lecteur américain, puis un lecteur belge, ont chacun consulté une poésie…

Tout arrive à qui sait attendre, paraît-il…