Un lecteur se réjouit d’avoir pu entendre récemment sur ce blog l’occitan alpin de Franco Bronzat, au cœur de sa vallée occitane du Piémont. Il me demande si, à l’occasion, je ne pourrais faire entendre d’autres paroles occitanes, qui viendraient compléter la somme d’écrits. J’y souscris bien volontiers. Une langue est faite pour être parlée.

Voici donc J’ai déjà parlé de Joan Bodon [1920-1975] sur ce blog, pour saluer celui qui s’était risqué avec grand succès dans le roman contemporain, en occitan, et qui n’avait cessé de clamer sa désespérance devant la fin d’usage social d’une langue qui fut celle de son enfance et qu’il rencontrait quotidiennement de par son métier d’instituteur agricole itinérant en Aveyron.

Mais celui qui avait porté la lettre occitane vers la modernité, la fiction et l’anticipation était aussi un conteur, comme l’avait été sa mère, qui lui avait transmis un trésor de contes traditionnels.

Un conte en occitan du Rouergue (languedocien), dit par Bodon.

 

https://youtu.be/oMM1-VOZ0jY