Chers Abonnés,

Cela fait pas mal de temps que nous n’avez pas reçu un nouveau message de ce blog non pas en sommeil, mais en fin de course. En effet, sa finalité première était de mettre en ligne la totalité, ou presque, de ce que j’avais pu écrire sur et dans la langue occitane (dans ma variété d’occitan provençal maritime). C’est chose faite depuis un bon moment.

L’âge est là, et deux alertes de santé m’ont montré l’an dernier qu’après 80 ans, on ne se sent plus immortel.

J’ai vu s’éclaircir les rangs de ceux qui m’avaient accompagné depuis mon « entrée en occitanisme ». Je pense notamment à Robert Lafont, qui fut mon directeur de thèse, à Yves Rouquette, né comme moi en 1936, que j’avais eu le bonheur de rencontrer peu avant sa mort dans son refuge de Saint Affrique, et à tant d’autres. Et je réalise que ceux que je considérais comme de jeunes nouveaux venus ont maintenant dans les 70 ans… Bref, je me dis qu’il faut que je prenne quelques dispositions.

Si je disparaissais, ce blog disparaîtrait aussi, et mes ouvrages seraient dispersés chez Emmaüs ou chez les brocanteurs, quand ils ne finiraient pas à la déchetterie. Je n’ai aucunement le sentiment que cette disparition serait une perte pour l’humanité, mais je crois aussi que cette somme de recherches et de réflexions pourrait être utile à de jeunes chercheurs.

J’ai donc demandé au Cirdoc Mediateca occitana, le centre interrégional de sauvegarde et promotion de la culture occitane, s’il pouvait héberger la numérisation de mes écrits et la totalité de mes publications sur papier.

J’espère que cela pourra se réaliser dans un proche avenir.