J’ai appris avec plaisir la création in extremis par le précédent gouvernement d’une agrégation des langues de France :

 " Comme annoncé par le Premier ministre en juillet 2016, le gouvernement a décidé la création d'une agrégation des « langues de France », qui poursuit la reconnaissance des langues régionales impulsée par la loi de refondation de l'école de juillet 2013.
L’arrêté paru ce jeudi 23 mars, fixe les sections et les modalités d’organisation des concours de cette nouvelle agrégation. Le concours est proposé dans plusieurs options constituées par chacune des langues régionales offertes à recrutement par la voie du CAPES, à savoir le basque, le breton, le catalan, le corse, le créole, l’occitan-langue d’oc, et le tahitien.
Les premiers concours d’agrégation auront lieu dès la rentrée 2018 et proposeront les options suivantes : le breton, le corse et l’occitan. La seconde session se tiendra l’année suivante pour les options des langues basque et catalane. Les sessions suivantes concerneront aussi le créole et le tahitien.
La création de cette agrégation constitue une avancée majeure dans la reconnaissance des langues régionales, telle que voulue par la loi de refondation de l'école. La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, souhaite ainsi soutenir le devenir et le développement des langues et cultures régionales françaises, en garantissant l’excellence de l’enseignement de ces langues."

Voilà donc, en ce qui concerne l’occitan – langue d’oc (prudente dénomination, qui ne satisfera pas tout le monde : espérons que le nouveau gouvernement ne reviendra pas là-dessus), la concrétisation de la lutte tenace menée notamment par la FELCO (Fédération des enseignants de langue et de culture d’oc).

Mais comment ne pas s’interroger sur l’écartèlement entre la formation universitaire, plus que nécessaire pour la présence de la langue dans l’enseignement public, et l’état réel du statut et de la pratique de cette langue dans une société qui l’a broyée et qui maintenant ignore jusqu’aux dernières traces. Je demeure persuadé qu’il est impératif de découvrir, encourager, voire fédérer les initiatives « de base » qui vont du cercle de « patoisants » aux initiatives occitanistes locales (cours publics). Mais ceci est une autre affaire.