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Après un commentaire mien sur l’élection présidentielle, j’ai pu mesurer comment un provençaliste acharné ramenait cela à une honteuse prise de position « occitaniste ». Où le diable va-t-il se fourrer ?

J’ai souvent eu sur ce blog l’occasion de donner des explications sur mon engagement « occitaniste », et de mon rapport au provençal que je parle et que j’écris avec toujours autant de plaisir. Je n’y reviens pas.

Si des bouffées de haine peuvent sortir du « triangle sacré » provençal, j’ai reçu de ce territoire, et plus particulièrement de Saint-Rémy en Provence, d’autres messages de fraternité et d’échange salutaire pour l’occitaniste que j’étais. Je pense par exemple au grand provençaliste Marcel Bonnet, qui, à la suite de mes travaux sur les textes provençaux de la période révolutionnaire, me dédicaça ainsi son ouvrage : Astier de Saint-Rémy, Poète-Troubadour du XVIIIme siècle, Escolo dis Aupiho, Saint-Rémy de Provence, 1971 :

« A Segne Renat MERLE, que saup ço que defauto « dins la bouscatiero e dins la paniero » de forço mounde, aqueu mandadis amistous. Sant-Roumié, 6 d’Avoust 1985. M. Bonnet »

Les provençalophones comprendront quel message politique et social, au sens large, comportait la reprise par Marcel Bonnet d’un passage du pamphlet pré-révolutionnaire d’Astier de Saint-Rémy sur la convocation des États Généraux de 1789.