J'évoquais dans le billet précédent ces petites feuilles irrégulièrement périodiques qui firent florès à Toulon à la fin du Second Empire et aux débuts de la Troisième République, qui recrutaient leurs rédacteurs et trouvaient leur petit public dans une petite bourgeoisie cultivée encore bien immergée dans la réalité populaire. Le succès des savoureuses pièces de la Sinse et de ses homologues y tient à ce rapport à la fois distant et amusé à l'égard du "petit peuple" urbain encore grandement provençalophone et bien loin des ambitions culturelles de la revue, sauf... l'opéra et l'opéra comique, genres dont le public populaire était friand, j'en ai eu la preuve familialement.
Sur la Sinse, on consultera grâce au moteur de recherche les nombreuses occurences dans ce blog.
Ici, un extrait de la Lorgnette, qui prit le relais du Carillon, évoqué dans le billet précédent.

Le succès de ces petites pièces provençales qui se voulaient reflet de l'oralité populaire ira décroissant avec les progrès de la langue française et ne sera plus dans la presse locale qu'un genre forcé, voire artificiel, à l'orée du 20ème siècle. Cf. sur ce blog "La presse varoise..."

 

Capture d’écran 2016-01-27 à 13

 

 

1

 

2

3